Le Burkina Faso est l’un des pays où les taux de scolarisation et d’alphabétisation sont encore les plus faibles au monde.

Le taux de scolarisation brut a augmenté de 15%. Aujourd’hui plus de 60% d’enfants en âge de scolarisation fréquentent l’école pendant qu’environ 40% n’ont toujours pas accès à ce droit fondamental.
Malgré les efforts du gouvernement et de ses partenaires, malgré les stratégies aussi bien ambitieuses qu’innovantes, il n’en demeure pas moins que l’analphabétisme continue de gangréner l’avenir des enfants ainsi que celle de la société, toute chose qui tire notre développement vers le bas.
En vue de permettre aux maximums d’enfants d’avoir accès à l’éducation, des promoteurs éducatifs privés contribuent à accroitre les capacités de résorption du besoin en éducation. Ils offrent des opportunités de réduire le taux d’analphabétisme.
Cependant, ils sont très souvent limités dans leurs ambitions par divers problèmes : personnel enseignant rare ou souvent peu qualifié, manque d’espace pour une capacité d’accueil conséquente, capacités financières très faibles face à certaines charges de fonctionnement, etc.
Si bien que certains promoteurs sont contraints d’abandonner leur action.

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L’école Emmanuel fait partie de ces promoteurs privés en matière d’éducation.

Crée depuis 2013, elle a accueilli jusqu’en cette année scolaire 2016-2017 plus de 400 enfants issus surtout des familles vulnérables. Elle a eu plusieurs de ses enfants admis au CEP avec un taux moyen de succès de 100 %.
Pour nous, éduquer un enfant, c’est développer durablement notre pays, le continent, le monde. Par notre action nous visons principalement la réduction de l’analphabétisme, mais aussi, le respect des droits de l’enfant.
Partant de là, nous profitons, luttons contre toutes les pratiques et idées dégradantes et constituant des violences à l’égard des filles (MGF, mariage forcé et précoce, etc.) ou les exposant à des risques (santé sexuelle et reproductive, précarité, etc. Nous avons plus de 30 enfants exemptés de tout frais à payer car notre vision est plutôt sociale.

Notre vœu le plus cher, c’est d’offrir à tous les enfants, surtout ceux vulnérables, l’opportunité d’accéder à l’éducation.

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Malheureusement, nous sommes confrontés à des difficultés qui freinent nos ambitions. Nos infrastructures sont peu à la hauteur de la demande en éducation :
– salles de classe constituées de hangars couverts de paille soutenus çà et là par des troncs d’arbres,
– clôtures en murets prolongés par des bâches ou des seccos,
– tableau de classe sur chevalet où l’écriture est souvent illisible,
– quelques tables-bancs, des briques servant de bancs et même que certains élèves sont assis à même le sol
– Etc.

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Nos conditions de travail vont au-delà de l’imaginable.

En début d’hivernage, quand l’orage se profile à l’horizon, les instituteurs n’ont d’autre choix que de libérer les enfants et les inciter vivement à rentrer chez eux le plus vite possible afin de ne pas être trempés.

Les élèves souffrent de diverses intempéries : l’harmattan, les rayons de soleil traversant la toiture, le froid compte tenu du cadre de l’école.
En vue d’améliorer la qualité de notre enseignement, l’école a en projet la construction d’infrastructures éducatives (salles de classe, etc.) acceptables au profit des enfants.
Elle dispose d’un terrain d’une superficie de 1559 m2 situé au secteur 31 de la ville de Bobo Dioulasso.

Confronté à des insuffisances financières, elle lance un appel, un SOS à toute personne morale ou physique, afin d’obtenir soutien et accompagnement dans son projet au profit de l’éducation des enfants.

Convaincu que vous n’êtes pas indifférent à l’éducation de ces enfants surtout ceux vulnérables, nous espérons de tout cœur qu’ensemble nous pouvons faire quelque chose.
D’avance nous disons Bravo et merci à tous ceux qui penseront avec nous sur la question de l’éducation de ses enfants qui ont besoin d’accéder à l’éducation.

Investir dans l’éducation d’un pays, c’est assurer l’avenir de ce pays que nous aimons tant.

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