Du 27  février au 5 mars, deux représentants de l’association se sont rendus sur place afin de visiter nos partenaires burkinabés, évaluer les projets en cours et aussi faire le plein d’artisanat touareg, afin de reprendre les ventes au profit de la Maison Refuge.

Le grand repas à la Maison Espérance

La situation locale est très ressemblante à notre situation de crise économique. La nourriture augmente, les produits de première nécessité aussi, bref personne n’est épargné. Le plus terrible est de voir de plus en plus d’enfants dans les rues, livrés à eux-mêmes, pas forcément des Gariboux, mais des enfants, garçons et filles de tout horizon.

La Maison Refuge et les enfants, anciennement garibous!

La maison Refuge abrite de façon permanente 16 enfants de 6 à 18 ans. Nos partenaires ont dû louer une deuxième maison pour les plus grands, à deux pas de la première maison. La situation est très positive, les enfants sont calmes et studieux. A cause de leur arrivée tardive dans la scolarité, 11 d’entre eux suivent l’école à la maison avec un instituteur, ce qui permet de suivre chacun à son propre niveau scolaire. 4 autres enfants sont inscrits dans une école privée, où les progrès sont très positifs. Jacques, notre menuisier, a vraiment évolué dans l’amour de son métier et continue à honorer les commandes. Il vient de passer son permis de conduire et commence tout doucement à apprendre à gérer sa propre vie de jeune adulte.

Le grand repas

Ce fut aussi notre première visite à la nouvelle « Maison Espérance », plus grande, plus accueillante et surtout en bien meilleur état que la précédente. Le grand repas, auquel nous avons pu participer, a attiré plus de 300 enfants, beaucoup sont envoyés dans les champs par les marabouts durant cette période.

Nous avons tous remarqué l’âge de plus en plus jeune de beaucoup de ces enfants. C’est avec toujours beaucoup d’émotion que nous faisons face à des enfants trop maigres et surtout en grand manque de ce qui est le plus important : leur maman irremplaçable !

Nous avons  dû faire le point financier avec nos partenaires, ce qui nous a amenés à un rééquilibrage des dons versés. Notre trésorerie est dépendante des dons et soutiens, mais aussi des ventes de l’artisanat africain et, bien sûr, lors des conférences où nous pouvons gérer buvettes et restauration rapide.  Malgré cela, le montant de  envoyé est encore au-dessus des recettes (à hauteur de 470 €/mois), ce qui écoule peu à peu notre trésorerie. Une réévaluation de notre soutien était donc nécessaire et nous avons dû prendre la décision de supprimer un grand repas par mois. Donc au lieu de deux, il n’y aura plus qu’un repas complet par mois, jusqu’à ce que nous puissions trouver plus de partenaires financiers pour cette cause.

470 €/mois, ce n’est pas grand-chose, si au moins 20 personnes donnaient juste 25 €/mois, nous pourrions alors nous permettre un repas complet supplémentaire pour plus de 700 enfants aux ventres creux !

L’artisanat

Nous avons ramené pas mal d’artisanat  touareg, bijoux, boîtes en cuir, draps, nappes, statuettes. Plusieurs expositions sont déjà programmées. La boutique en ligne est en cours de « relooking » et un stock bien spécifique sera à votre disposition.

N’hésitez pas à nous contacter pour toutes questions.

Je tiens encore à remercier chacun des donateurs connus ou inconnus, votre cœur fait la différence pour beaucoup de ces enfants.

Pour faire un, don, je vous invite à vous rendre sur cette page: Faire un don>